L’angle d’éclairage change tout
Un spot LED ne se choisit pas sur sa puissance seule. Un spot de 5 W orienté vers le haut éclaire le plafond ; le même spot orienté vers le bas éclaire le plan de travail. La différence ne se lit pas sur l’emballage. Elle se voit après six mois, quand le mur est taché de doigts gras et que le plafond reste immaculé.
L’indice de rendu des couleurs
Un spot LED affiche un IRC. 80 est le minimum pour un bureau. 90 et plus pour un miroir de maquillage ou une cuisine où l’on découpe. En dessous de 80, les couleurs déteignent : le bois devient gris, le rouge vire au rose. C’est le premier critère à vérifier sur la fiche technique, avant même la puissance.
La température de couleur
Deux spots de même puissance, l’un à 2700 K (blanc chaud), l’autre à 4000 K (blanc froid). Le premier endort, le second stimule. Dans un salon, 2700 K évite la fatigue. Dans un garage ou un atelier, 4000 K rend les couleurs. Le choix dépend de l’usage, pas de la préférence esthétique du vendeur.
La facilité de remplacement
Un spot encastrable avec douille GU10 se remplace en trente secondes. Un spot à souder sur rail demande un électricien. Vérifiez la disponibilité des pièces : un modèle arrêté par le fabricant devient une trappe à lumière fixe. Privilégiez les formats standards (GU10, E27) aux formats propriétaires.
La dissipation thermique
Un spot LED ne chauffe pas comme une halogène, mais il chauffe. Un boîtier mal ventilé fait monter la température interne et réduit la durée de vie. Signe d’un mauvais produit : un plastique qui ramollit au toucher après une heure de fonctionnement. Signe d’un bon produit : un dissipateur en aluminium, même discret.
L’étanchéité pour les spots extérieurs ou de salle de bain
Un spot de salle de bain doit être au minimum IP44. Un spot extérieur IP65. L’étiquette est souvent cachée sous le capot. Méfiance : un spot « étanche » qui laisse passer la vapeur dans le boîtier s’oxyde en six mois. Les spots de salle de bain spécifiques intègrent un joint torique et une douille céramique, pas du plastique.
Les erreurs que le tableau ne montre pas
Le piège classique : acheter un spot « dimmable » sans vérifier la compatibilité avec le variateur existant. Un spot LED dimmable sur un variateur ancien pour halogènes flicker ou s’éteint par intermittence. Le problème n’apparaît que dans le noir, trois semaines après l’installation.
Autre erreur : sous-estimer la profondeur d’encastrement. Un spot pour faux plafond de 7 cm ne passe pas dans un faux plafond de 4 cm. La différence se mesure au mètre ruban, pas à l’œil.
À qui convient quel type
Le spot orientable convient aux murs de cuisine où l’on veut éclairer le plan de travail sans éclairer le plafond. Le spot encastrable convient aux plafonds lisses où l’on ne veut pas voir l’appareil. Le spot rail convient aux espaces modulables : on déplace les spots selon les besoins. Le spot salle de bain convient aux pièces humides, avec leur étanchéité spécifique.
Le spot orientable ne convient pas dans un couloir étroit : l’angle de rotation fait dépasser le luminaire. Le spot encastrable ne convient pas dans un plafond en béton : le perçage est impossible sans outillage lourd.
Questions fréquentes
Un spot LED consomme-t-il moins qu’une halogène ?
Oui. Une halogène de 50 W équivaut à un spot LED de 5 à 8 W pour le même flux lumineux. La différence se paie sur la facture d’électricité et sur la durée de vie : 20 000 à 30 000 heures pour un LED contre 2 000 à 4 000 heures pour une halogène.
Peut-on mettre un spot LED sur un variateur ?
Seulement si le spot et le variateur sont explicitement compatibles. Un spot « dimmable » sur un variateur non compatible flicker ou ne dimme pas. Un spot non dimmable sur un variateur peut être endommagé. La compatibilité est indiquée sur l’emballage des deux appareils.
Quel est le meilleur angle de diffusion ?
36° pour un couloir ou un mur lointain. 60° pour un plan de travail. 120° pour une pièce où l’on veut un éclairage général sans ombres. L’angle est indiqué sur la fiche technique, jamais sur l’emballage.
Les spots LED sont-ils tous de la même qualité ?
Non. La durée de vie annoncée (souvent 25 000 heures) dépend de la température de fonctionnement et de la qualité du dissipateur. Un spot bon marché dans un boîtier plastique fermé peut durer 5 000 heures. Un spot avec dissipateur aluminium dans un boîtier ventilé peut atteindre 50 000 heures.